A l’ONU, des violations graves dénoncées dans les camps de Tindouf sous couvert d’un programme humanitaire

مدير الموقع19 سبتمبر 2025آخر تحديث :
A l’ONU, des violations graves dénoncées dans les camps de Tindouf sous couvert d’un programme humanitaire

Genève, 19 septembre 2025*— Lors de la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, Gajmoula Boussif a livré une déclaration au nom du Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (CIRID), dénonçant de graves violations des droits humains commises dans le cadre du programme dit humanitaire *Vacaciones en Paz*, censé offrir à des enfants sahraouis des séjours éducatifs et sanitaires en Espagne.

 

Ce dispositif, initialement pensé pour protéger et soutenir ces enfants, aurait selon elle été détourné par le Front Polisario, avec l’appui des autorités algériennes, et transformé en instrument de détention, de fraude et d’exploitation.

 

Parmi les cas évoqués figure celui de Safia, jeune Sahraouie de 28 ans ayant grandi en Espagne. Après avoir rendu visite à sa famille dans les camps de Tindouf en février 2023, son passeport lui aurait été confisqué, et elle aurait été détenue, menacée et contrainte à un mariage forcé. Bien qu’elle ait réussi à fuir vers Alger en mai 2024 et obtenu des documents pour rentrer en Espagne, elle aurait été empêchée de quitter l’Algérie, en raison d’une décision conjointe des autorités algériennes et du Polisario invoquant l’opposition de sa famille. Depuis plus de dix-neuf mois, elle vivrait ainsi enfermée dans une pièce, sous la menace constante d’un retour forcé vers les camps.

 

Selon Gajmoula Boussif, cette situation est loin d’être un cas isolé : d’autres femmes sahraouies subiraient le même sort, entre détentions arbitraires, mariages forcés et pressions psychologiques permanentes.

 

Elle a ainsi exhorté le Conseil des droits de l’Homme à :

 

* exiger la libération immédiate de Safia et la garantie de son droit fondamental à la liberté de circulation ;

* ouvrir une enquête internationale indépendante sur l’exploitation du programme *Vacaciones en Paz* ;

* condamner la complicité de l’Algérie et du Front Polisario dans ces violations présumées, perpétrées dans un climat d’impunité totale.

 

« Fermer les yeux sur de telles pratiques inhumaines reviendrait à les légitimer et à cautionner la maltraitance de femmes vulnérables », a conclu Gajmoula Boussif, appelant la communauté internationale à briser le silence entourant ces abus.

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